La bestialité de l'homme poilu
Il y a ces mâles qui imposent le silence dès qu’ils entrent dans une pièce. Des corps larges, ancrés, une virilité qui ne demande aucune permission. Poils épais sur la poitrine, ventres solides, barbes denses qui donnent envie d’y enfouir le visage. Des bears, des yétis, des hommes qui assument leur masse et leur chaleur. Leur sensualité est brute, presque primitive. Elle se niche dans une nuque épaisse, dans la lenteur d’un geste, dans la certitude tranquille d’un corps qui sait ce qu’il est. Les poils deviennent territoire, invitation au contact, promesse de peau chaude sous les doigts. On ne les regarde pas seulement, on les imagine, on les sent. Ces mâles-là excitent par leur poids, par leur présence. Ils donnent envie de s’y coller, de se laisser envelopper, de disparaître contre eux. Le fantasme n’est pas pressé. Il est dense, lourd, poilu. Il respire fort, il transpire doucement, il réchauffe tout ce qu’il touche. Dans l’imaginaire gay, l'ours n’est pas une créature sauvage....